Repères biographiques

Bertrand de Robillard naît le 1er juillet 1952 à Curepipe (Ile Maurice). Il fait ses études secondaires au collège du St Esprit à Quatre Bornes, après quoi il cherche sa voie en s’essayant à différents métiers, dont aucun ne le convainc. C’est alors que, passionné de football et d’athlétisme depuis ses jeunes années, il se voit embauché en qualité de moniteur d’éducation physique et sportive au Lycée La Bourdonnais à Curepipe. Il occupera ce poste avec succès pendant plusieurs années, à l’issue desquelles il bénéficie d’une bourse pour parfaire sa formation à l’Institut National des Sports à Paris.

Après avoir suivi le cursus de cet institut pendant deux ans, il change de trajectoire du tout au tout et se lance dans la chanson. Cheveux longs, guitare en bandoulière, il se met à chanter dans les couloirs du métro des titres de Brel et de Brassens pour gagner de quoi subsister. Mais la dureté de ces conditions de vie le persuade de rentrer à Maurice, où il commence à composer ses propres textes qu’il met en musique. Il les chante en public, sur scène ou dans des restaurants qui veulent bien l’accueillir.

Puis, en 1991, paraît aux éditions La Maison des Mecènes, fondée et dirigée par Brigitte Masson, une mince plaquette de poèmes, Blues Horizon, dont sept seront mis en musique et paraîtront la même année sous forme de cassette. Entretemps, il a été embauché au magazine Week-end Scope, où il rédige une page culture chaque semaine : recensions de livres, de disques, de spectacles, et articles d’opinion.

En 1995, il publie une courte nouvelle, Roman de gare, dans le recueil collectif Nouvelles du pays, édité par les éditions Alma, dirigé par Barlen Pyamootoo & Shenaz Currimjee. Chez le même éditeur paraît l’année suivante Sité Blouz, traductions en créole mauricien de textes de Maxime Le Forestier, Claude Nougaro, Georges Brassens et Renaud, ainsi que huit de ses propres textes – ouvrage collectif auquel collaborent, outre Bertrand de Robillard, son frère Didier, celle qui sera plus tard son épouse, Liseby Adeenaden, et Clarisse Yu Sui Leung.

Désormais journaliste au quotidien Le Mauricien, il se consacre exclusivement à l’écriture, travail qui aboutira en 2003 à la publication, chez L’Olivier, à Paris, de L’homme qui penche, son premier roman, suivi, à sept années de distance, en 2011, également chez L’Olivier, par Une interminable distraction au monde.

Dans l’intervalle, il fait paraître en 2009, une nouvelle, Un grand Steinway devant un lac, dans un numéro spécial de la revue L'Atelier d'écriture (n° 5), consacré à des auteurs mauriciens.

Mais l’inspiration musicale continue de le visiter : il sort un album intitulé Rimes et Maximes en 2017, entièrement autoproduit, contenant dix nouvelles chansons.

Puis, c’est le silence. Atteint d’une affection respiratoire grave et irréversible, il décède à Curepipe le 14 juillet 2024.